2010 fut l’année d’installation de latrines au sein du village avec 2 axes de formation :

Pourquoi une latrine et comment la construire ?

 

 

Objectif :

 

La formation doit permettre aux villageois, qui sont dans une grande ignorance, de prendre conscience de l’importance de l’assainissement à travers la construction de latrines sèches.

 

Rappel du contexte :

 

La formation se devait d’être indispensable afin d’informer la population des risques sur leur santé et les risques sur l’environnement qu’entraîne la défécation à l’air libre.

 

En effet, les villageois défèquent à

 

 

l’air libre, dans les bosquets, les maïs et attendent la nuit pour ne pas être vus.

 

Le statut social :

 

La construction des latrines n’est pas seulement la possibilité pour eux de retrouver de l’intimité, elle permet d’accéder à la dignité humaine, voire même un statut social.

 

Au delà de cela, un véritable besoin d’assainissement était à mettre en place afin de stopper les maladies transmises par les excréments (diarrhées, choléra) principalement véhiculées par les mouches, le vent et les mains sales.

 

 

A noter que pour la construction des latrines, l’association SWAHILISA a formé en priorité les membres du Conseil de Sage et du Comité Eau afin qu’ils puissent, eux aussi, encadrer les familles.

 

Mi-juillet 2010

 

La journée était divisée en deux parties :

 

*      Le matin de 10h à 12h : formation sur les bons et mauvais comportements liés à l’hygiène

 

*      L’après midi de 14h à 17h : formation technique sur la construction des latrines

L’après midi :

Formation technique et organisation : montrer aux familles comment est faite une latrine ;

 

*      de quoi est-elle constituée (siège, couvercle, seau…) ;

*      leur utilité ;  

*      la manière dont la latrine sera assemblée ;

*      l’évacuation des excréments ;

*      les bacs à compost.

 

 

 

 

Partie théorique le matin

 

 

 

 

Les Comités de Sage et Eau ont contribué largement dans la mise en place des supports qui ont servi de base à la formation tant sur le plan théorique que pratique.

 

15 à 18 personnes étaient répartis en sous groupes de 5 à 6 personnes, il fallait accompagner les participants à découvrir et analyser de quelle façon les maladies peuvent se propager à travers l’environnement et ainsi les contaminer.

 

Une 1ère étape ayant pour objectif de démontrer que le maximum est fait pour éviter le contact entre les utilisateurs et les microbes :

 

*        Montrer aux familles des photos de latrines.  

*        Expliquer par plusieurs modèles présents de latrine, les différentes phases à mener pour sa construction.  

 

Une 2ème étape axée sur la construction de la latrine avec pour objectif de former chaque famille, car c’est elle qui construira sa latrine.

 

*      Plusieurs petits groupes se constituent autour de chaque latrine, elles sont démontées et remontées avec l’ensemble des personnes.  

 

*      Par petit groupe, chaque famille apprend à construire un siège (panneaux de bois à poncer), à assembler des vis, à peindre, poser des charnières et aimants pour la porte, la pose du couvercle.

 

 

 

 En parallèle à toute la formation,

on décharge les pièces pour les latrines

 

 

 

 

 

 

N’étant plus à leur première formation, nous connaissant mieux, l’échange avec les familles se fait dans un climat de détente.

 

Ils hésitent moins à s’exprimer, et ce malgré ce sujet sensible et délicat qu’est la défécation.

 

L’association n’a pas ressenti de gêne et/ou de tabou à travers les échanges mais au contraire beaucoup de sérieux et de questionnements quant à la transmission des maladies.

 

La partie technique :

 

Les familles se montrent attentionnées mais inquiètes, il faut les rassurer : non, elles ne seront pas seules pour faire ce travail, oui, nous serons là ainsi que le Conseil de Sage et le Comité Eau pour les aider.

 

En effet, on remarque que les femmes se font plus discrètes pour l’assemblage des sièges car il faut manipuler quelques outils tel que perceuse, visseuse électrique, prendre des mesures…

 

On peut se demander aussi si cela n’est pas dû à la présence des hommes venus plus nombreux pour cette partie plus technique car ils se montraient emballés et fiers de se servir d’outils qu’ils n’avaient jamais manipulés jusque là.

 

 

 

Et voilà, des portes de fermeture à la chaine.

 

 

 

Les normes Kenyane, le Choléra, une période de sécheresse ont eu des retentissements sur cette étape comme vous pouvez le découvrir dans notre rapport d’activité 2010 ou dans le chapitre latrines.

 

Cette étape se déroulera sur plusieurs missions. Quant au coût pour l’association il s’élèvera à la somme de 7 742 € comprenant bien sur cette formation mais également les matériaux nécessaires et les repas des boss-maçons qui aideront à creuser les fosses de 2 à 3m de profondeur.